L’âme du cuivre

Voici l’âme du cuivre qui devient ligne, s’anime, se plie, se courbe, s’interrompt, s’achève. Dans sa course, elle forme des blocs potentiels de matière, elle occupe l’espace…

Soudainement, une forme apparaît et sa présence surprend. Un volume constitué de lignes et du vide. Un arrêt, une ouverture vers le temps plastique, c’est-à-dire le temps de l’œuvre. Un interstice rythmé par un soupçon d’équilibre.

A travers cette sculpture, je tente de créer des rapports simultanés entre mouvement, temps rythme et équilibre. Les lignes y jouent un rôle capital car elles incarnent ces quatre éléments.

Je laisse au spectateur le rôle de s’attarder à suivre ces arabesques, de s’échapper par les vides et de se faufiler dans les trous. Un nouveau temps se dessine : celui de l’observation, du regard.  C’est alors que le fruit de votre propre imaginaire féconde agit ; ces matrices que sont mes sculptures, vous allez pouvoir les transformer, les dessiner à nouveau, les animer dans votre esprit.

Vera Picado, Bordeaux, novembre 2009

L’âme du cuivre, c’est la façon dont les électriciens appellent le fil du cuivre une fois qu’il a été dénudé.

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A propos V.-Picado

- Docteur en Arts. Science de l'art et Sciences Humaines. Sculptrice. - Doctor en Arte. Ciencias del arte y Ciencias Humanas. Escultora.
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